«Terre et cendres», Atiq Rahimi, 2000, P.O.L éditions

Je ne t’aurais pas lu sans ma lubie de ne lire que des premiers romans cet été. J’aurais lu tes petits frères « Singué Sabour » ou « Maudit soit Dostoïevski ».

Tu n’es pas vraiment un roman, tu es une douleur. Une douleur que l’on traverse en quelques pages. Une douleur qui nous fait découvrir une guerre qu’ici on ne connait pas, assis sous un chêne, dans un jardin paisible.

Tu nous parles du petit Yassin devenu sourd à cause de la déflagration, mais qui pense que ce sont les adultes survivants qui ont perdu la voix. Tu nous parles de ce vieil homme, qui a perdu la foi mais pas l’honneur, et qui doit annoncer à Mourad, le père de l’enfant, que tous les autres sont morts. Tu t’adresses à ce vieil homme, avec un « tu » complice, car ce vieil homme c’est Dastaguir, le grand-père de Yassin et le père de Mourad. Tu sais que Dastaguir va tuer son fils en lui disant tout et qu’il ne restera plus que lui et l’enfant.

Tu es quand même un roman finalement, merveilleusement bien écrit, qui m’a laissée muette en regardant ce jardin paisible qui ne connait pas la guerre, mais qui connait maintenant Dastaguir, Mourad et Yassin.

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