Quand le cerveau rumine j’ai quelques Prozac littéraires. Les plaisirs minuscules de Delerm en font partie : quelle idée de génie de partager ses « petits riens qui font du bien » et nous permettre d’évoquer nos petits bonheurs, souvent liés à l’enfance.

Je partage avec lui ce même plaisir de la dynamo qui fait du bruit en frottant sur la roue de la bicyclette.

Ses petits pois sont pour moi des haricots à ébouter avec ma mamie, dans sa cuisine, après la récolte de papi dans leur jardin – le calme, l’application, la concentration.

Même plaisir que lui pour la première gorgée de bière, et encore mieux, la première gorgée d’un bon vin blanc bien frais après une longue journée… remarquez, la deuxième est bonne aussi hein… – la fraicheur, la volupté, la douceur.

L’autoroute la nuit !!! oui !!! avec mes parents et ma sœur, l’été, pour faire les mille kilomètres qui nous séparaient de papi et mamie justement ! – les lumières, les étoiles, la noirceur du ciel, l’aire d’autoroute.

Son vieux train, pour moi c’est le train de nuit avec papi, quand papa et maman travaillaient et ne pouvaient pas faire la route – son ta-tac-ta-toum-ta-tac-ta-toum, son lit ailleurs qu’à la maison.

Et ses sandwichs du dimanche soir sont pour nous l’apéro du vendredi soir, rituel incontournable, où tous les morceaux de la famille se retrouvent dans la maison familiale, un havre de paix, comme me dit souvent Ethan – retrouvailles, rires, ivresse.

Merci Monsieur Delerm pour votre don à faire revivre ces bonheurs enfouis. Il existe aussi une merveilleuse version pour enfant : « Les petits riens qui font du bien » aux éditions du seuil jeunesse par la talentueuse Elisabeth Brami.

Allez prenez 5 minutes, fouillez, et écrivez un de vos bonheurs simples ; vous verrez ça fait un bien fou (on a le droit de tricher en ouvrant Delerm ; et si on l’a pas, on fonce l’acheter, je vous attends !)

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