« Le sourire du scorpion », Patrice Gain, 2020, Le mot et le reste

Tom, le narrateur, Luna sa jumelle de 15 ans et ses parents vivent en marge de la société. Les parents font des jobs saisonniers et ils vivent tous dans un camion aménagé, accompagnés de leur chien. Cet été-là, de passage au Montenegro, ils planifient une descente de quatre jours en raft dans un canyon mouvementé, guidés par Goran, un Serbe avenant avec qui ils viennent de sympathiser.

Alors qu’ils sont habituellement si aventureux, Emilie, la mère, se tient très vite sur la défensive et sent que ça ne va pas bien se passer. En effet, en même temps qu’ils entament la descente de la rivière, ils entament leur propre descente aux enfers, un drame familial très vite rattrapé par l’enfer de la guerre des Balkans.

Je n’en dis pas plus tant le voyage est mouvementé et sauvage, nous emmenant de surprises en abîmes, avec les yeux de ce jeune garçon de 15 ans, qui tente de faire croire que « ça va aller, ne vous inquiétez pas ».

J’ai englouti ce récit à m’en bruler les yeux: l’écriture est poétique tout en restant d’apparence spontanée, le style est riche sans être inaccessible, l’histoire est bluffante, terrible, fabuleuse, le cadre est sauvage et dépaysant. Je lirai d’autres romain de Patrice Gain.

À lire!

Et je croise les doigts pour le prix Orange 🤞🏻

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