«Une joie féroce», Sorj Chalandon, RL2019, Grasset

Elle est libraire, timorée, passe son temps à s’excuser de vivre, ne se relève que difficilement du décès de son enfant né avec une malformation génétique, son mari ne va pas mieux et le couple est presque de l’histoire ancienne. Elle, c’est Jeanne, et on lui diagnostique un cancer du sein déjà bien avancé.

Si ma voisine me dresse ce portrait d’une de ses copines, je fais des grands « Oh non ! » et je file chez moi boire un gin tonic. Mais si c’est Sorj Chalandon, c’est beau, littéraire, attachant, absurde, bienveillant, drôle…

Jeanne, qui n’aurait jamais dû avoir l’énergie pour guérir, va rencontrer Brigitte, puis Assia et Mélody.

Assia est la seule à ne pas avoir de cancer, mais quel caractère!

Mélody, c’est la petite paumée, qui n’a qu’un objectif, récupérer sa gosse.

Brigitte… ah Brigitte ! Si je suis gravement malade je veux la même. Même si elle me fait faire la plus grosse connerie de ma vie.

Ces quatre femmes vont faire corps, se lancer dans un braquage aussi haletant qu’absurde, revenir à la vie et… et je me tais parce que cette fin est si subtile.

Monsieur Chalandon, même si on le trouve dans un genre où on ne l’attendait pas, reste le grand auteur et conteur qu’il a toujours été.

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