« Une farouche liberté », Gisèle Halimi & Annick Cojean, 2020, Grasset

Gisèle Halimi, lors d’un entretien avec Annick Cojean explique comment, dès la petite enfance, elle s’est indignée contre l’injustice faite aux filles.

Elle ne cessera jamais de s’indigner et sortira de l’étroitesse de pensée du milieu dans lequel elle grandit grâce à l’école, à ses lectures, à sa « fuite » pour Paris afin d’y faire des études de droit, devenant ainsi une des plus grandes avocates de sa génération.

 

Elle sait médiatiser les procès, toucher l’opinion, faire appel aux bonnes personnes au bon moment et ses combats d’hier sont notre vie d’aujourd’hui.

Les acquis sont fragiles. Ne serait-ce que sur l’avortement, il sera remboursé sous certaines conditions si le RN passe: oui, il y a les « bonnes filles » qui auront le droit d’avorter et les « vilaines filles » qui profitent du système et n’auront pas le droit d’avorter, ou devront se le payer. Méthode classique des fachos, nous diviser.

De quel droit, le législatif peut-il imposer à une femme de garder l’enfant qu’elle ne veut pas? De quel droit le législatif peut-il imposer à un enfant de naitre d’une femme qui ne veut pas cet enfant?

 

Gisèle Halimi en son temps s’est, entre autres, battue contre les tortionnaires d’Algérie (par conséquent un certain salopard qui convoitait la présidence de notre pays). Battons-nous pour conserver ce qu’elle a gagné en notre nom (par conséquent contre la fille de ce fameux salopard tout aussi dangereuse, mais beaucoup plus sournoise).

 

Pour commencer, lisons toutes et tous ce texte, B.A.BA du combat féministe intelligent. Il donne la pêche et force l’admiration.

Une femme d’exception.

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