“Un tesson d’éternité”, Valérie Tong Cuong

Voici une de mes meilleures lectures de cette rentrée littéraire. On m’explique pourquoi ce roman n’est pas sur toutes les listes des grands prix littéraires?!!

Anna, quarantenaire, pharmacienne, voit sa petite vie bourgeoise et confortable s’effondrer un matin, à 6h30, lorsque les gendarmes font irruption chez elle pour arrêter son fils de 18 ans.
Il y a forcément une erreur, une explication. Son fils parfait, adorable, exemplaire, à 3 semaines du bac, ne peut pas avoir agressé un CRS lors d’une manif’ des gilets jaunes!

Pour elle comme pour Hugues son mari c’est l’incompréhension la plus totale.
Puis au fil des jours, cette incompréhension se transforme en angoisse qui finit par distiller dans le couple son venin de destruction psychologique et amener Anna et Hugues au bord du gouffre. Un gouffre dont Anna avait frôlé les rebords 25 ans plus tôt, et où cette incarcération va la précipiter.

C’est un roman sous haute tension. L’autrice ne laisse pas une minute de répit pour souffler, poser le livre ou se perdre dans ses pensées. On lit cette histoire en apnée. On sent l’explosion, la chute ultime et on sait qu’on ne pourra pas éteindre la lumière tant qu’on ne saura pas.
Merci Valérie Tong Cuong pour mes deux nuits très (très) courtes à cause de votre génial roman!

Le personnage d’Anna est aussi attachant que grinçant, on est en totale empathie avec elle (surtout quand on a deux fils de 16 et 25 ans) et le père ressemble tellement à… non, je me tais, mais je le connais ce père-là.

Si vous devez lire un dernier roman de la rentrée littéraire de 2021, je vous promets qu’il faut que ce soit celui-là!

Et moi j’ai une bibliographie d’autrice à explorer! 

“Un tesson d’éternité”, Valérie Tong Cuong, 2021, JC Lattès

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