«Un monde sans rivage», Hélène Gaudy, RL2019, Acte Sud

Trois explorateurs de l’extrême tentent la découverte du Pôle Nord en 1897 en ballon.

Leur expédition échoue et ce qu’il en reste ne sera découvert que 33 ans plus tard : des ossements, des vêtements, un journal de bord, des photos.

De ces quelques traces, et surtout des photos, Hélène Gaudy va imaginer leur voyage, le froid, les pensées. Dans ce voyage, mais restée en Suède, il y aura aussi Anna, fiancée du photographe justement, au désespoir de ne pas voir revenir son amoureux, l’homme de sa vie.

L’idée est belle, romanesque, mais le récit, bien qu’écrit dans une langue littéraire et riche, est ennuyeux. Il nous promène dans le temps un peu dans tous les sens avec des retours en arrière puis en avant; nous promène d’une expédition à une autre avec des digressions à n’en plus finir. Mais surtout, il n’y a jamais de prise de position de la part de l’auteure : les pensées et les choix des explorateurs ne sont exposés qu’à base de «si» et de «peut-être» qui en font une histoire hypothétique du début à la fin et empêchent d’y rentrer.

Vote : contre. Mais ce ressenti est purement subjectif et ce roman peut trouver son public.

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