« Tropique de la violence » Natacha Appanah, 2016, Gallimard

Marie, jeune infirmière française, suit son époux à Mayotte.

Très vite, elle est désespérée de ne pas tomber enceinte, l’aigreur s’installe, le couple se déchire, le mari part.

Une réfugiée, comme il y en a des milliers à Mayotte, apporte un jour, au dispensaire où elle travaille, un bébé aux yeux verrons, maudit dans leurs croyances, et l’abandonne. Marie le cache, l’adopte et l’aime.

Quand à 15 ans Moïse apprend son histoire, il se met à haïr ce monde « des blancs » où il a grandit et rejoint un des pires bidonvilles de l’île, laissant Marie morte sur le carrelage de la cuisine.

Il y découvre la haine, le trafic, la drogue, la violence, la peur, le meurtre, la domination et la soumission.

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Le roman alterne les voix des défunts et des vivants, pour raconter l’histoire de Moïse, que l’on lit en apnée, tant on est hypnotisé par le style « oral-écrit » de l’auteure. Les phrases s’enchainent quasiment sans ponctuation, nous laissant parfois essoufflés mais impatients d’y retourner.

N’ayant pas aimé l’histoire de son dernier roman, « Le ciel par-dessus le toit », mais beaucoup apprécié la plume de Natacha Appanah, j’avais très envie de lire autre chose de cette autrice. Je l’ai dévoré et, malgré la violence tropicale, adoré!

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