« Trois incendies », Vinciane Moeschler, 2019, Stock Arpège

Maryam, jeune femme passionnée par l’éthologie, raconte sa mère, Alexandra et sa grand-mère Léa, toutes deux touchées par les guerres.

Léa, c’est « tu ». Elle n’était qu’une enfant quand l’Allemagne nazie envahit la Belgique et qu’elle se retrouve jetée sur les routes de l’exil, avec sa famille affamée et apeurée.

Alexandra, c’est « elle ». Photographe de guerre, elle est traumatisée après sa visite du camp de Chatila au lendemain du massacre de milliers de réfugiés palestiniens, par les phalangistes missionnés par les Israéliens.

Maryam, c’est « je ». Les guerres et les massacres hantent sa famille, lui ont volé sa mère toute son enfance, et l’incitent à se tenir loin des hommes, leur préférant les animaux.

Pourtant, elle a besoin de connaitre les secrets et les non-dits qui pèsent sur Léa, Alexandra et elle, et qui les relient comme un fil rouge ou plutôt comme une « robe bleue ».

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Les trois voix, « je », « tu », « elle » s’alternent avec des chapitres courts, de manière parfois un peu déroutante, exigeant toute l’attention du lecteur, promenés tour à tour dans les années 40, 80 et 2000.

Mais l’écriture est élégante, évocatrice et l’histoire se tricote comme un pull rayé tricolore parfaitement réalisé, enveloppant le lecteur dans d’agréables heures de lecture. Je recommande.

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