«Petit pays», Gaël Faye, 2016, Grasset

Voilà, j’ajoute ma pierre à l’édifice, parce que ce roman doit absolument passer dans toutes les mains de tout lecteur qui se respecte.

Gaël Faye parvient, dans ce roman, à raconter l’horreur dans un prose poétique et haletante, à travers les yeux du petit Gaby. On aime son petit pays, le Burundi de son enfance. On pleure son petit pays, le Burundi des massacres.

Le Burundi, c’est le pays de sa mère. Sa mère qui deviendra folle quand elle trouvera les corps torturés de sa famille au Rwanda. La France, c’est le pays de son père, terre d’accueil froide qui lui permet de fuir la violence.

Et ce petit métis devra apprendre à vivre avec ses douleurs, ses souvenirs et l’histoire de son peuple que la haine a sacrifié, sous les yeux neutres du monde entier. Ce petit Tutsi, qui un jour deviendra grand et reviendra constater les ravages commis dans son petit pays.

J’ai lu ce livre à sa sortie en 2016 alors qu’il n’était encore qu’un roman parmi d’autres et relu avec la même émotion trois ans plus tard dans le cadre de mon cycle « les premiers romans » ; pourvu qu’il y en ait un deuxième…

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