“Parle tout bas”, Elsa Fottorino

“Parle tout bas”, Elsa Fottorino, 2021, Mercure de France

Elle avait 19 ans, besoin d’air, avait séché les cours. Elle a sauté sur un VTT, pris le chemin de la forêt, il l’a stoppée.
Puis violée.

Il faut construire une vie après cette mort de l’âme. Une vie faite d’un classement sans suite, puis d’une réouverture du dossier, d’un violeur en série, d’un homme qui s’en prend aux petits corps de jeunes filles de 15 à 20 ans.
Elle n’était qu’une parmi la série.

La parole sur le viol se libère parce qu’elle s’écoute enfin. Si ces femmes connues sont si nombreuses à avoir été violées, combien d’anonymes?

J’ai vécu ma vie avec cette peur. J’ai toujours peur. Je ne compte pas les agressions de rue ni les agressions sexuelles que j’ai eues. J’ai toujours fait profil bas pour ne pas être violée. Chacune sa stratégie.

Elsa Fottorino, espérant sauver sa peau, a inondé son violeur de mots.
Aujourd’hui, elle les couche dans ce récit.

Si je n’ai pas été sensible à son style, confus, décousu, j’ai été sensible à sa douleur et sa pudeur. Ni crudité ni pathos, mais tout y est.

Si vous avez le courage…

Vote: abstention.

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