« Orléans », Yann Moix, RL2019, Grasset

👌🏽 Lire ou… 💩 ne pas lire ce roman?

👌🏽 L’auteur raconte les sĂ©vices que ses parents lui ont fait subir toute son enfance et adolescence.

Tout ĂŞtre ayant subi des maltraitances enfant doit avoir la possibilitĂ© de raconter, puisque sa rĂ©paration en dĂ©pend; nous sommes tous capables d’empathie et nous ne pouvons fermer les yeux sur ce qui se passe dans de nombreux foyers une fois la porte fermĂ©e.

J’espère que ses tortionnaires, qui l’ont accusĂ© de mentir, sont couverts de honte !

đź’© Son tĂ©moignage n’a pas d’universalitĂ©; il est autocentrĂ© et la rĂ©flexion psychologique très limitĂ©e, le tĂ©moignage reste factuel. Il semble nourrir une haine pour ses gĂ©niteurs, et fait un vĂ©ritable « dĂ©ni de frère » pourtant de 4 ans son cadet. C’est SA vĂ©ritĂ©.

Il n’apportera pas grand-chose pour la reconstruction Ă  des adultes ayant subi des brutalitĂ©s par leurs parents. 

👌🏽 La littĂ©rature, l’Ă©criture, apprendre seront ses refuges: il s’y plonge corps et âmes, Ă  la limite du fanatisme. Un autre monde s’ouvre Ă  lui: la beautĂ© des mots.

💩 Il fait un « étalage » très élitiste de ses gouts littéraires qui laisseront en marge nombre de lecteurs.

On a aussi un peu envie de lui dire, une fois Ă©tudiant, de boire des coups avec des potes, d’aller Ă  la piscine, de courir après les pigeons et de compter les marches de la Tour Eiffel… vivre quoi!

👌🏽 Le livre se dĂ©vore, la construction est originale: « Dedans »/ »Dehors » et chaque chapitre est une annĂ©e d’Ă©cole, ce qui parle Ă  tout le monde.

đź’© Le style plaira Ă  certains: un auteur qui Ă©crit avec le LittrĂ© dans une main, le stylo dans l’autre et le Bescherelle entre les dents, usant et abusant du subjonctif imparfait, faisant sĂ»rement de lui l’auteur au style le plus pĂ©dant et antinaturel de cette rentrĂ©e littĂ©raire.

 

Je ne regrette pas d’avoir lu ce livre, mais je ne relirai pas Moix. Et vous?

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