“Normal people”, Sally Rooney, 2021, Editions de l’Olivier

Connell et Marianne sont “bizarres”, mais chacun des deux n’aspirent qu’à la normalité.

Au lycée Connell y parvient bien. C’est un garçon populaire et accepté par une large bande de potes.
Marianne, elle, est le mouton noir, complètement exclue.

Mais ces deux là, que tout semble opposer, vont matcher. Une relation à la “Je t’aime moi non plus” s’installe, faite de non-dits et d’incompréhension.

À la fac, c’est Marianne qui fait l’unanimité, joue à la fille normale, alors que Connell ne trouve pas sa place.
Sur le plan sentimental, ils en sont toujours à se tourner autour sans vraiment parvenir à une relation heureuse et sereine.

Mais peut-on vraiment aimer quand soi-même on a été si peu aimé? Les deux traînent des blessures d’enfance douloureuses, Marianne a grandi dans une famille d’une terrible perversité.

Si j’ai du mal à comprendre l’énorme succès de ce roman, j’ai passé un agréable moment de lecture. L’autrice va à l’essentiel, décrit merveilleusement le mal-être et la vacuité de la vie des 16-25 ans qui, à peine sortis de l’enfance, ne se font pas de place dans le monde des adultes.

J’ai trouvé ces deux personnages attachants et à l’instar de la mère de Connell, j’ai eu très envie de
poser ma main sur celle de Marianne, de la lui serrer en lui disant “Ça va aller maintenant ma chérie”.

Et vous, sous combien de couches de normalité cachez-vous votre “bizarrerie”?
Ou est-ce que tout simplement on est tous un peu fêlés et on croit toujours que les autres sont bien plus “normaux” que nous?

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