« Mourir partir revenir, Le jeu des hirondelles », Zeina Abirached, 2020, Cambourakis

Mois de la littérature libanaise

Zeina Abichareb est née à Beyrouth et a passé une partie de son enfance confinée dans l’entrée de l’appartement familial avec son petit frère, ses parents et les voisins de l’immeuble.

Il faut avoir les nerfs bien accrochés pour supporter la peur, la promiscuité, le manque de tout, les longues heures d’attente. Mais a-t-on vraiment le choix quand les obus pleuvent, les francs-tireurs guettent, quand la ville n’est que feu, cendre et trouées?

Dans ces quelques mètres carrés, une solidarité se crée et étend ses tentacules vers l’extérieur, faisant du récit de Zeina une tranche de vie extrêmement touchante. La déclaration d’amour à sa grand-mère est d’une bouleversante beauté.

Le titre de l’ouvrage devient lourd de sens au fil des pages et on comprend vite l’obsession de l’autrice autour de ces quelques mots.

L’image, le sens du détail, le noir, la naïveté du trait épousent parfaitement les mots de Zineb Abirached, cette adulte devenue (une) grande (artiste), mais dont une partie de l’âme d’enfant est restée dans cette entrée à Beyrouth.

Coup de foudre absolu pour ce roman graphique qui s’adresse à tous les publics sans exception!

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