“Moi Les hommes, je les déteste”, Pauline Harmange, 2020, Seuil

La formule claque! Le contenu est sidérant de véracité.

Un (beau) jour, on prend conscience que ce n’est plus possible, qu’on a assez donné, assez fait, que non, on n’est pas “chiante”, que la masculinité nuit, asservit, tue.

Je regarde mes copines qui se débattent, s’en veulent de ne pas être parfaites, fouillent dans les livres, les blogs et les magazines pour devenir de meilleures mères, de meilleures épouses, et je me vois me battre seule avec mes impuissances et mes doutes pour que tout le monde aille mieux autour de moi.

Est-ce que je connais des hommes biens? Non. Clairement non. J’en connais des feignants, des maternés, des nombrilistes, des qui coupent la parole, des papas jeux, des cerveaux au bout du gland, des qui savent mieux que toi, des violents, des tout ça à la fois.

Mais des empathiques qui se remettent en question, écoutent, progressent, partagent leur temps et leur charge mentale, non. Ou alors il s’est noyé dans la masse celui que j’ai croisé un jour et s’en approchait.

Donc oui, moi aussi je préfère la compagnie des femmes à celle des hommes. Irais-je jusqu’à dire que je les déteste?
La détestation ne fait pas vraiment partie de mes émotions. J’ai toujours l’impression que ce serait accorder trop d’importance à celui qu’on déteste, dépenser beaucoup d’énergie inutile et me faire plus de mal qu’être propice à mon avancée personnelle.

Bien sûr, il s’en trouvera toujours une pour me dire “Mais si, je l’ai chez moi, et mon père aussi est comme ça, mon frère aussi, et j’élève mon fils comme ça”. Je lui répondrai qu’on n’a pas eu la même vie. Moi j’ai la vie des milliards autres femmes, sœurs. Une vie qui te rend misandre par réaction.

À lire, pour les quelques heures de bonne lecture et les quelques semaines de réflexion que suscite cet essai 👌🏽

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