« Mes fous », Jean-Pierre Martin, RL 2020, Éditions de l’Olivier

Constance, la fille de Sandor a sombré dans une psychose profonde. C’est tout un monde qui s’écroule, toute une cellule familiale qui explose. Son médecin l’arrête et Sandor se met à errer dans les rues de Lyon, croisant des fous à chaque pâté de maison, chaque quai de métro, chaque zinc de bar… Il les attire ou est-ce lui qui est attiré par ces fous?

 

Sandor va se plonger dans la littérature sur la folie, il cherche à comprendre, peut changer le cours des choses, sauver ce qui est à sauver et aimer ce qui tient encore la route: ces trois fils qui se construisent tant bien que mal dans leur vie d’adultes, sa femme qu’il ne désespère pas de reconquérir.

Mais Constance l’obsède. « Oublie Constance! » lui dit un jour son médecin. Comment oublie-t-on son enfant?

 

Ce roman est absolument splendide. Qui n’a pas un jour souffert devant le désespoir de son enfant aura peut-être du mal à en saisir toute la force. Il raconte le parcours d’un père, d’un parent, meurtri par la non-mort de son enfant, celui qui sombre dans la maladie mentale, pour qui les chances de guérison sont quasi nulles.

 

Les qualités littéraires de Jean-Pierre Martin sont indiscutables et son personnage est d’une crédibilité bouleversante. Sa douleur est palpable, mais l’espoir qu’il insuffle par les décisions qu’il prend, le regard qu’il porte sur tous ces fous, son amour de père, sa résilience et son humanité, font de ce roman un beau roman, au sens le plus noble du terme, de ces romans que l’on referme trop vite.

Pourquoi n’en parle-t-on pas plus?  

 

Ce roman n’est plus sélectionné́ pour le Goncourt, mais l’est pour les lycéens et Dinan.

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