« Maison Atlas », Alice Kaplan, 2022, Le bruit du monde

Je suis partie à Alger avec Emily et Daniel…

Daniel est Juif Algérien. Sa famille est installée à Alger depuis plus de 1000 ans, vivant en harmonie avec les musulmans.
Les colons français vont perturber ce fragile équilibre dès le XIXe siècle en accordant aux juifs d’Algérie la nationalité française. Nationalité qu’on leur retirera sous Vichy et qu’on leur rendra ensuite créant ainsi une scission entre les deux communautés.

La famille de Daniel décide de rester après le départ des Français en 62. Son grand-père et son père se rangent du côté des musulmans alors que tout le monde quite le navire.

Dans les années 90, Daniel part faire ses études de droit à Bordeaux. Il y rencontre Emily, une États-unienne du Minnesota dont ils tombent très amoureux.
Lorsque les troubles éclatent à Alger, Daniel retourne auprès de ses parents et promet à Emily de revenir. Mais il disparaît…

C’est un très beau roman sur l’importance des origines, le poids de l’histoire familiale et l’attachement à un pays.
La partie historique du roman est passionnante et s’entremêle très bien avec le romanesque.
L’écriture est fluide, riche. Ce fut un véritable plaisir de lecture et une magnifique promenade dans les rues d’Alger, malgré la tension, le fanatisme religieux et la tristesse de voir ce beau pays gâché par la bêtise humaine.

Cet été, je suis partie à Alger…

Trad: Patrick Hersant

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