« L’historiographe du royaume », Maël Renouard, RL 2020, Grasset

Abderrahmane Eljarib est choisi pour faire partie d’une cohorte très sélecte d’élèves qui étudiera auprès d’Hassan II, futur roi du Maroc, au collège royal.

Cette chance pour cet excellent élève issu d’une famille très pauvre n’est pas forcément un atout. Il est très difficile de savoir se positionner entre flatterie et indépendance d’esprit. Abderrahmane en fera les frais dès les premières parties d’échecs avec Hassan et passera sa vie entre grâce et disgrâce, rongé par ce qu’il est bon de dire et n’aurait pas dû dire.

Il sera tantôt exilé à l’autre bout du royaume, tantôt rappelé à cour du roi, mais chargé de missions diplomatiquement périlleuses en tant qu’historiographe. Historiographe du royaume, mais pas du roi. Où est la frontière ?

 

On appréciera le style suranné qu’utilise l’auteur en se glissant dans la peau de ce héros d’après-guerre. Un héros soumis au bon vouloir de son souverain, en proie au doute permanent, n’existant que par ce qu’on voudra faire de lui.

 

Et c’est là que le bât blesse. Comment s’attacher à un personnage qui au lieu d’être séduisant par son intelligence devient médiocre par sa dépendance et sa soumission? On apprend certes beaucoup sur l’histoire du Maroc, ou sur les relations franco-marocaines depuis Louis XIV, mais j’avais hâte de finir ce livre, dont l’histoire m’a laissée en marge.

 

Ce roman fait partie des quatre finalistes depuis la 3e sélection.

 

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