« Les loyautés », Delphine de Vigan, 2018, JC Lattès et Audiolib

Hélène connait le regard fuyant de Théo, toujours l’air fatigué, là sans être là. Hélène, sa professeure de SVT y voit les signes évidents de la maltraitance. Elle sait. Elle connait. Et les enfants ne parlent jamais.

Théo boit. Il veut atteindre cet état suprême de l’absence de soi, le coma éthylique, état où misère de son père n’existera plus, où il ne lira plus sur le visage de sa mère dégout et déception.

Hugo n’a que Théo comme ami. Il suit pour fuir cette famille fissurée. Mais ne suivre ne l’amuse plus.

Cécile n’aime pas Théo et voudrait sortir son fils Hugo des pattes de ce gosse, mais elle est bien trop occupée à essayer de comprendre quel être abject elle a épousé.

De toutes les loyautés, celle envers ses parents est la plus perverse. Elle oblige les enfants à accepter l’impensable et à se regarder malgré tout comme le pire des ingrats. Si rares sont ceux qui s’autorisent à ne pas aimer leurs parents défaillants et encore plus rares sont ceux qui le vivent bien.

Encore une fois, Delphine de Vigan m’a coulée au pilori.

Narration irréprochable.

Son prochain livre « Les enfants sont rois » sort en mars 2021.

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