«Le Club des Incorrigibles optimistes», Jean-Michel Guenassia, 2009, Albin Michel

Ce premier roman de Jean-Michel Guenassia est sacrément ambitieux : 750 pages mêlant la guerre d’Algérie, la fuite d’idéologistes passant le rideau de fer, des histoires d’amour, la difficulté d’être un adolescent dans les années 60… On pourrait s’y perdre tant il y a d’histoires et de personnages. Pourtant, dans ce roman initiatique et historique, tout s’emboite, tout se savoure et tout nous élève.

Michel Marini a 12 ans en 59 quand il va croiser le chemin d’hommes et de femmes qui vont l’initier à la vie, à l’amour, à l’amitié et au sens critique. La plupart de ces personnages, il les rencontrera dans le bar le Balto, fief du club des Incorrigibles optimistes, dont les membres ont fui le bloc communiste, avec leur souffrance et leur trahison, pour se réfugier à l’Ouest. Des réfugiés politiques aidés par Sartre et Kessel (fiction ou réalité ?).

Mais il y a aussi son père, son frère, la copine de son frère, sa mère, le rock, les livres… et l’énigmatique Sacha, réfugié politique également, mais mystérieusement haï et exclu par les membres du Club.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman alors que cette période de l’histoire ne m’attire absolument pas. Je ne l’aurais certainement pas lu si ça n’avait dans le cadre du cycle « Premiers romans » et j’aurais vraiment eu tort. Jean-Michel Guenassia sait raconter des histoires, les grandes et les petites, et c’est avec plaisir que je retrouverai sa plume.

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