« La société des belles personnes », Toby Nathan, RL 2020, Stock

Zohar Zohar vient de mourir et au cimetière de Pantin, son enterrement est pour le moins atypique: les prières juives y côtoient le folklore populaire du Caire.

Son fils François, qui n’a pas connu son père, Zohar les ayant abandonnés lui et sa mère quand il avait 2 ans, croise Livia, celle qui a accueilli cet homme si mystérieux le jour où, fuyant l’Égypte, il a foulé pour la première fois le sol européen à Naples.

Livia sait tout de l’histoire de Zohar. Elle va tout lui raconter. Tout, pas seulement l’homme, mais tout: de l’Égypte nazie à la traque des criminels de guerre, en passant par les rituels juifs, les pogromes d’Europe de l’Est, le roi Farouk et Nasser, la domination du peuple juif en Égypte…

Tout c’est finalement trop. Ce fut une lecture laborieuse que j’ai alterné avec deux autres romans de la sélection, n’allant au bout que parce que la plume est belle.

Je suis complètement restée en marge de cette histoire, de toute la fantasmagorie et des bondieuseries qui s’en dégagent. Quand l’Histoire côtoie à ce point la religion, on en perd son latin et les positions de Toby Nathan quant à la haine des Égyptiens pour les juifs et pour Israël pourraient paraitre fortement discutables. N’étant pas spécialiste, très loin de là, je me garderais bien de m’engager sur cette voie.

En dehors de ça, la partie romanesque m’a laissée complètement indifférente: touffue, confuse, foutraque.

Ce roman n’est plus sélectionné́ pour le Goncourt, mais l’est pour les lycéens et Dinan.

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