« La petite dernière », Fatima Daas, RL2020, Les éditions Noir sur Blanc

Fatima, croyante, musulmane, petite dernière née en France dans une famille où tout le monde est né en Algérie. Un père violent, des sœurs et une mère qui le craignent, une famille où l’on se tait; mais elle, elle est la petite dernière; elle, elle est Fatima, femme symbolique de l’islam.

Pourtant, cette Fatima-là, qui ne veut pas décevoir, qui veut aimer Dieu, qui veut être Parisienne, mais rester Clichoise, la banlieusarde qui voyage chaque jour de chaque côté du périph’, cette Fatima-là est complètement inadaptée: son corps, son cœur la trahissent.

Ce roman autobiographique est construit par bribes de vie, dans un ordre aléatoire, avec de courts chapitres, démarrant tous par cette rengaine vitale « Je m’appelle Fatima ».

On y trouve la pudeur, on lit entre les lignes, c’est moderne, actuel, brûlant, sociétal.

Ce premier roman est d’une maturité époustouflante, écrit dans une langue riche, extrêmement sensible, comme un long rap littéraire (Fatima Daas a croisé Tanguy Viel…).

Cent-quatre-vingt-dix pages m’ont suffi pour aimer Fatima, avoir envie de relire son texte une deuxième fois dans la foulée et souhaiter furieusement que, parmi les cinq-cents et quelques livres de la rentrée littéraire 2020, « La petite dernière » de Fatima Daas explose les ventes, rafle tous les prix et conquière vos cœurs sensibles de lecteurs.

EnooOOoorme!

(PS: et cette couverture…)

Varions les éditions avec cet éditeur et sa merveilleuse collection Notabilia: Les éditions Noir sur Blanc.
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