«La part du fils», Jean-Luc Coatalem, RL 2019, Stock

Paol est arrêté par la Gestapo en septembre 43, dénoncé par une lettre anonyme. Il meurt quelques mois plus tard à Bergen-Belsen après des mois dans l’enfer des camps nazis, bien loin de sa famille et de sa Bretagne.

Mais dans la famille de Jean-Luc Coatalem, petit-fils de Paol, la souffrance est trop grande pour évoquer cet être cher, valeureux, ancien vétéran de 14-18 et d’Indochine, trahi par la France de Vichy.

Sans l’idéaliser, sans juger le silence des siens, Jean-Luc Coatalem va tenter de retracer le parcours de ce grand-père, de recoller les morceaux, parce que cette histoire est aussi la sienne, celle de son père, de sa grand-mère et de son oncle, qui tous les trois se sont murés dans le silence à une époque où l’on occultait les victimes, préférant parler des héros.

Cette histoire m’a touchée et montre qu’avec une histoire familiale faite de non-dits il est bien difficile de ses construire. Elle est merveilleusement écrite, même si la construction du roman est déstabilisante et parfois décourageante. Les 100 dernières pages sont magnifiques ♥️.

J’aime apprendre des choses et j’ai découvert l’histoire du camp de Dora, point de départ de la conquête de l’espace : les premiers hommes ont marché sur la Lune grâce au sang de milliers d’esclaves morts dans les camps nazis.

Vote : pour.

Une lecture exigeante mais que je conseille.

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