«La maison aux orangers», Claire Hajaj, 2019, Le livre de poche

C’est une belle maison à Jaffa, avec des orangers autour et la mer au loin, que les Israéliens ont prise à Salim quand il avait 7 ans, en 1948.

Il a vu son père humilié, sa mère fuir avec son petit frère et l’abandonner, son enfance éclater.

Il tente de prendre son destin en main, lui le Palestinien, et part faire des études à Londres grâce à un oncle généreux.

Là-bas, il rencontre Jude. Ils s’aiment. Pas de bol, Jude et juive et traine aussi une histoire familiale faite de malheur et de violence.

Ils construiront tout de même une vie ensemble, entre Londres et le Koweït, entre arabe et juive, et tenteront de faire table rase du passé.

Mais Salim se laisse rattraper par son histoire, par l’injustice dont sa famille a été victime, par les guerres et les massacres qui se succèdent entre Palestiniens et Israéliens et par cette maison aux orangers qui l’obsède…

Ce roman, qui se déroule de 1948 aux années 90, retrace une part de l’histoire de ces Palestiniens déracinés, et s’il souffre parfois de longueurs, c’est une belle histoire, et Salim, dans son obsession, en devient attachant.

Claire Hajaj, pour son premier roman, a su me faire voyager dans cette partie du monde que je connais si peu.

 

Traduit de l’anglais par Julie Groleau.

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