“La ferme des animaux”, Georges Orwell, 1945, Folio

Les animaux ne supportent plus la domination du fermier Jones.
Serge l’ancien, un cochon instruit et philosophe, les incite à la révolte, leur apprenant un chant révolutionnaire, “Bêtes d’Angleterre”.

Les animaux passent à l’acte, chassent hommes et femmes de la ferme, édictent leurs sept commandements et s’autodéterminent.

Les premières semaines sont plutôt idylliques, mais les cochons, plus instruits, plus avides de pouvoirs et de contrôle, prennent l’ascendant sur les autres animaux de la ferme “pour leur bien”.

C’est le début d’un autre totalitarisme: l’histoire est réécrite, l’ignorance est entretenue, la propagande est menée, les privilèges sont installés, le travail et le sacrifice sont déifiés…

Cette fable animalière vient d’être classée parmi les textes traumatisants “Trigger Warnings” (TW) par un site collaboratif états-uniens (lire l’article du 17 avril de la journaliste Laure Daussy à ce sujet sur le site de Charlie Hebdo).

Ça en dit long sur deux choses, la portée très actuelle de ce texte et le monde aseptisé dans lequel certains voudraient faire grandir les enfants.

La littérature bouscule, interroge, instruit.

Mon fils vient de l’étudier en 3e. C’était l’occasion de le relire et de le comprendre. Je n’avais rien compris, l’ayant lu trop jeune et sans étude de texte.

Parmi la multitude de points que soulève ce texte, dont on pourrait discuter des heures, deux me sautent aux yeux: savoir lire et connaître l’Histoire.
Ça tombe bien… je participe activement tous les jours depuis 20 ans à ces deux grands domaines!

Lisez, relisez La ferme des animaux. Faites-le lire à vos ados et discutez-en avec eux.
Défendons ces incontournables du patrimoine littéraire mondial.

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