« #JeSuisMila, 50 personnalités s’expriment sur la laïcité et la liberté d’expression », 2020, Seramis Éditions

Janvier 2020. Mila, 16 ans, est draguée lourdement sur son compte instagram par des gars musulmans de son âge. Elle les rembarre, leur dit qu’elle n’est pas intéressée, qu’elle aime les filles. Ils insistent, ramènent leurs copains, les insultes homophobes au nom de l’islam pleuvent, les menaces de viol pour lui apprendre la vie… Mila voit rouge et crie son dégout pour cette « religion de merde et met un doigt dans le cul de leur Dieu de haine ».

Depuis, Mila a dû être déscolarisée tant les menaces de mort sont sérieuses, sa famille a dû déménager et vit sous protection policière et pas un seul des élèves de son lycée, en grande partie émetteurs des menaces, n’a été inquiété.

Les organisations féministes n’ont pas soutenu Mila. Son lycée non plus. Notre Ministre de la justice invente que Mila a bafoué la liberté de conscience. Les responsables du culte musulman disent que Mila l’a bien cherché et ne condamnent ni les menaces de mort, ni les menaces de viol.

Cinquante personnalités prennent la parole pour défendre le droit au blasphème et la liberté d’expression. Leur parole est grandiose. Ces gens (certains vivent aussi sous protection policière), rappellent l’origine de notre droit au blasphème (cf. le Chevalier de La Barre et Voltaire), rappellent qu’insulter un culte, une entité religieuse, des dogmes, n’est pas insulter des croyants. Mettre un doigt dans le cul d’un dieu n’est pas islamophobe. Ce n’est pas Dieu qui a écrit les dogmes, les lois, les interdits… ce sont les hommes.

Je ne veux pas avoir peur dans mon propre pays. Je veux que mes enfants puissent dire que la religion c’est de la merde, sans craindre pour leur vie. Je veux pouvoir aimer et coucher avec qui j’ai envie.

La foi relève du domaine privé. Les croyants n’ont pas à demander d’interdire en France des paroles ou des dessins sur leur dieu, d’interdire des pratiques sexuelles, d’interdire d’avorter…

La femme, l’enfant, l’homme, les animaux, les végétaux existent. Dieu ?… Qui peut le garantir? Mila est bien plus importante que lui, puisqu’elle est bien vivante.

Il est temps d’éduquer cette jeunesse empoisonnée par les idées patriarcales et identitaires. Au boulot le gouvernement français! C’est ton job!

Et les religions… lâchez nous les cheveux, le ventre, l’utérus, le vagin! On est en 2020 bon sang! Il serait peut-être temps de dépoussiérer vos dogmes archaïques écrits par des hommes dans l’unique but de préserver la suprématie masculine.

S’ajoute à cela que l’islam est une religion, contrairement aux autres religions, au nom de laquelle on tue. On tue des non musulmans, mais on tue aussi des musulmans. Beaucoup vivent dans la peur, se cachent, se taisent. Y a-t-il plusieurs Islams? Je ne sais pas. Il n’y qu’un seul Coran…

En février 2020, j’ai été Mila. Comme j’ai été Charlie en 2015. Malheureusement, peu de français ont été Mila. 50% d’entre eux, en 2020, pensent qu’elle n’aurait pas dû blasphémer. Mais merde! On est revenu au XVIIe siècle ou quoi?! On n’est pas en train de plonger dans « Soumission » de Houellebecq quand même?

Je veux bien être taxée d’islamophobe, mais dans ce cas, faites-moi l’honneur de me taxer de « religiophobe ». Tant de vies auraient été épargnées en 3000 ans sans les religions, tant de gens confondent foi et dogmes…

Lisez cet essai. Il explose d’intelligence.

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