«Filles de la mer», Mary Lynn Bracht, 2018, Robert Laffont

La femme comme trophée de guerre existe depuis la nuit des temps et dans tous les coins du monde : des hommes les violent, les transforment en esclaves sexuelles, annihilant toute humanité chez elles comme chez eux.

Mary Lynn Bracht, à travers une fiction, suite à un travail extrêmement bien documenté, raconte le sort des très jeunes filles et femmes coréennes, jouets sexuels des soldats japonais, pendant la Seconde Guerre Mondiale.

On suit Hana en 43, jeune fille haenyeo de 16 ans, enlevée par les Japonais sur l’île de Jeju en Corée du sud, jusque dans son immonde bordel en Mandchourie où les soldats la violent, 10 heures par jour, comme toutes les jeunes filles retenues captives.

On suit Emi en 2011, sœur d’Hana, rongée par la culpabilité d’avoir laissé sa grande sœur se faire prendre à sa place en 43. Mais Emi, restée sur son île, aura eu une vie presque aussi atroce que celle de son aînée.

Quelle que soit leur histoire, ces jeunes filles et femmes coréennes ont vécu l’enfer pendant toutes ces années : de l’annexion de la Corée par les Japonais en 1905, à la guerre de Corée en 53, en passant par la Seconde Guerre Mondiale… l’horreur !

La première partie du livre m’a fait découvrir cette Histoire, qui n’est pas la nôtre en Occident, que nous n’apprendrons jamais dans les livres d’école. Une part de l’Histoire à mon sens indispensable à l’Histoire de l’humanité.

Si je n’ai pas pris de « plaisir » à la lire tant l’abomination est présente à chaque page, je me sens plus riche de connaitre cette histoire et je ne peux que conseiller ce roman.

Je reprocherai cependant à ce récit un style trop mélodramatique, répétitif, mais surtout assez invraisemblable dans les 150 dernières pages qui sont « too much ».

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