« Feu », Maria Pourchet

“Feu”, Maria Pourchet, 2021, Fayard

Laure, intello bourgeoise, rencontre un banquier dans un restaurant pour organiser un colloque universitaire. Entre Laure et Clément c’est l’étincelle amoureuse immédiate et la mise à feu de ces deux corps en pleine déliquescence.

Laure comprend qu’elle ne supporte plus son foyer, sa fille de 17 ans, activiste aggressive avant l’heure (qu’elle envie pourtant), son mari dont elle a fait le tour, sa petite dernière dont les contraintes horaires l’épuisent.

Clément est un suicidaire en sursis depuis 30 ans. Son chien, Papa (c’est le nom du chien), l’a empêché de se jeter sous un train le jour où il l’a trouvé. Mais là, le chien meurt… comme son père, quand il était enfant, le laissant avec une mère violente et perverse. Alors comment pourrait-il être aimé par Laure?

Voilà bien le sujet le plus banale de l’histoire de la littérature: l’amour infidèle, la bourgeoise lassée, le salaud qui ne sait pas aimer.
Il faut un truc en plus pour ne pas tomber dans du Harlequin.
Sans aucun doute Maria Pourchet a ce truc en plus.

L’écriture est cinématographique, l’alternance des voix, je/tu, est addictive, les trouvailles littéraires sont fabuleuses, et surtout le personnage de Clément est bouleversant.

Mais, sous couvert de modernité stylistique, il y a des pages où on ne comprend rien (trop implicite? mal écrit?).

À force de ne pas vouloir tomber dans de la romance pathos, on ne sait pas grand-chose de leur amour, de leurs rencontres, et tout se résume assez vite à des scènes de cul assez glauques (la romance 2021?).

Le personnage de Laure me laisse perplexe car peu convaincante (n’est pas Emma ou Anna qui veut).

Je l’ai dévoré. Je ne regrette en aucun cas cette lecture malgré mes réticences. J’ai aimé Clément, Papa, le cynisme et l’humour, Véra, la fille aînée.
Je vous conseille de le lire si vous aimez le non conformisme en littérature.

Vote: abstention.

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1 comments On « Feu », Maria Pourchet

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