Patrick Sheahan, 45 ans, oscille entre dépression et ennui mortel, entre sa maison démodée, Marc, son ami et patron très exclusif, ses voisins dont la femme est sa maitresse, et l’usine dans laquelle il travaille, qui pollue toute l’eau de la région mais emploie la moitié de la ville.

Son chemin croise celui de Eileen MacKeogh, personnage féminin très attirant, à la chevelure rousse flamboyante.

L’avenir de l’usine, et donc de la ville toute entière, est sur la sellette suite à un contrôle d’un inspecteur de l’environnement. On tente d’acheter l’inspecteur, mais devant sa « mauvaise volonté », on finit par l’enfermer dans un coffre de voiture et l’emmener dans un chalet en pleine forêt pour le persuader de changer son rapport. S’en suit un huis clos formidable dans ce chalet, dans lequel nos six protagonistes vont se trouver cloitrer à cause d’une pluie ravageuse qui n’en finit pas.

Les démons de Patrick, le couple en fin de course que forment ses voisins et amis, la violence de Marc, l’humidité ambiante… Tout concourt à nous enfermer dans une histoire où l’on se demande qui le déluge emportera et qui s’en sortira.

Assassins revêt ici plusieurs sens : assassins de l’environnement, assassins de cet inspecteur, assassins de sa vie. Patrick choisira-t-il d’assassiner son ancienne vie et de renaitre avec Eileen ?

L’écriture de Philippe Djian est plaisante, les mots sont suffisamment évocateurs pour plonger le lecteur dans cette ambiance humide et froide qu’il veut créer.

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