« Charlotte », David Foenkinos, 2014, Gallimard

Parler d’une femme artiste en ce mois de mars.

Charlotte Salomon m’est apparue comme une évidence.

Mais ma lecture datait un peu.

2014 c’est quelques millions de mots engloutis depuis.

Je m’y replonge pour quelques pages.

Pour retrouver l’ambiance.

Savoir si le plaisir est toujours là.

Promis, dans une heure j’éteins!

Mais comme en 2014, impossible de le refermer.

Allez encore quelques pages…

Demain le réveil sera sans pitié.

 

Charlotte à qui l’on tait le suicide de sa mère.

À qui l’on tait tous les autres suicides.

Dont le père ne peut que travailler.

L’art sera son refuge.

Malgré les lois anti-juives, l’académie des beaux-arts de Berlin.

L’injustice du concours.

L’amour pour Alfred, la peur pour son père, l’exil.

Et là, la frénésie artistique.

 

Ma première rencontre avec Foenkinos.

Aucune autre avec l’auteur ne me procurera ce plaisir.

Un livre englouti en apnée à six ans d’intervalle.

Le rythme, la beauté des phrases, l’histoire.

J’aime tout, malgré la monstruosité, l’ignominie.

Charlotte et Foenkinos, rendez-vous dans six ans.

Je vous garde précieusement.

Même si j’ai encore pleuré.

Même si le réveil fut violent.

Qu'en dites vous ?

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