«Ceux que je suis», Olivier Dorchamps, RL2019, Finitude

Marwan est Français, au plus profond de lui. Pourtant on lui renvoie en permanence qu’il est Marocain. Sauf au Maroc, où il déteste aller, car on lui fait comprendre qu’il n’est pas le bienvenu.

Il faudra qu’un drame familial survienne, pour que Marwan commence à apprendre qui il est.

C’est riche de toutes les valeurs que ses parents lui ont transmises, riche de cet amour qu’il leur porte, qu’il porte à ses frères, à sa grand-mère et à Kabic, que Marwan va entreprendre ce voyage entre Clichy et Casablanca, entre les années 60 et aujourd’hui, pour mieux comprendre ses racines et l’importance des liens familiaux.

Les morceaux du puzzle s’emboitent tendrement, logiquement parce que c’était le moment pour Marwan, de lever les secrets, de savoir et de se trouver.

Ce récit, aurait pu être ennuyeux tant le sujet est devenu honteusement banal : l’immigration, la quête d’identité, la misère, la femme bafouée, le poids des traditions, le racisme.

Mais ce serait sans compter l’incroyable don d’Olivier Dorchamps pour faire vivre et parler ses personnages, avec une douce humanité, une plume délicate, et un très grand réalisme.

J’ai lu ce roman sans pouvoir le lâcher et j’ai passé un moment de lecture très agréable, jusqu’à la dernière ligne de la dernière page.

Je retrouverai incontestablement Olivier Dorchamps dans un second roman.

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