« Certaines n’avaient jamais vu la mer », Julie Otsuka, 2013, 10/18

Elles pensaient se marier avec des hommes jeunes, aisés, respectueux. Elles quittaient leurs mères, leurs amies, leurs villages, leur misère pour une vie plus belle.

Elles n’ont eu que désillusion, sévices, viols, prostitution, quasi-esclavage.

Leur histoire est l’histoire de tant de femmes depuis la nuit des temps.

Ces femmes, jeunes filles, Japonaises m’ont brisé le cœur. Après avoir dit adieu au Japon, après avoir subi pendant vingt, trente ans, le racisme et la misogynie aux États-Unis, on les a oubliées dans des camps de prisonniers pendant la guerre.

Ce texte écrit à la première personne du pluriel, comme une chorale de voix de femmes, est terriblement bouleversant et révoltant. Il est court, mais on a presque envie d’en finir tant cette vie de misère est insoutenable.

Pourtant, avons-nous le droit de l’ignorer?

 

Traduction: Carine Chichereau

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