“Blonde”, Joyce Carol Oates, Stock, 2000

Une mère. Une fille. C’est la folie qui a ravagé ces deux femmes. La leur et celle des hommes.

Deux femmes montrées du doigt comme coupables de leur folie ou de leur incapacité à s’adapter à la société. Société qui s’est accaparé l’une des deux. Vous la connaissez bien. Elle s’appelait Marilyn Monroe. Mais même son nom ne lui appartient pas.

Sois belle. Tais-toi. Écarte les cuisses. Prends ce cachet qu’on ait la paix. Joue ce rôle avilissant. Reçois ton salaire de misère. Laisse-nous nous enrichir sur ta croupe et tes seins. Sois notre plus bel objet.

Sous la plume de JCO, on est loin de la biographie ordinaire. Elle élève le genre au rang d’art. Mille pages qui s’avalent goulûment. Pas une ligne de trop.

Mais il faut se préparer à souffrir, à être écœurée au point d’en avoir la nausée. L’autrice ne nous épargne rien de la descente aux enfers de Norma Jeane Baker devenue la poupée gonflable du Studio.
Ha ! si seulement elle était restée à New York…

Pour moi, elle sera toujours une icône. Je suis tombée amoureuse d’elle à l’âge de 14 ans. Je l’aime encore plus en refermant ce livre. Et je crois bien que Joyce Carol Oates l’aime profondément aussi.

À lire. Vraiment à lire !

Trad Claude Seban

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