« Beyrouth entre parenthèses », Sabyl Ghoussoub, 2020, Éditions de l’Antilope

Mois de la littérature libanaise

Le narrateur est obsédé par l’Israël. Plus on lui dit que lui, le Libanais au passeport français, n’a rien à faire en Israël, ne sera pas le bienvenu, plus il a envie de s’y rendre.

Il passe finalement le cap du fantasme, sous prétexte d’un projet photographique sur la famille, et se rend à Tel-Aviv. À l’aéroport Ben Gourion commence une cruciale réflexion, aidée par un interrogatoire aliénant de la part des douaniers israéliens, sur ce qu’est être Libanais, Israélien, Arabe… dans un monde où tout les oppose.

En pensant mettre Beyrouth entre parenthèses, en mettant un mur de béton entre lui et le Liban, c’est peut-être bien le Liban qu’il va retrouver en Israël.

Drôle, provocateur, insolite, addictif, ce livre est une petite pépite littéraire. Le style est vif et littéraire, l’humour cinglant. Tout le monde en prend pour son grade, tant la famille que les autorités, mais de manière subtile et touchante, et on a un peu envie, à la fin, qu’Israéliens et Libanais se détestent moins.

À lire, quel que soit l’état de vos connaissances sur ce coin du monde.

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