« Arène », Négar Djavani, 2020, Liana Levi

Benjamin Grossman a grandi dans les quartiers défavorisés de Paris, au pied de ces quelques cités présentent encore aujourd’hui qui, faute d’avoir pu être dézinguées, abritent encore les démunis, les mères célibataires, les chômeurs, les immigrés de 4e génération; aux pieds desquels trainent les putes chinoises, les SDF, les toxicos et les dealers, les ados qui s’ennuient et depuis peu, les tentes des migrants.

Mais Benjamin Grossman a tiré son épingle du jeu. Il a un poste à très haute responsabilité dans une des plus grosses plateformes américaines comptant des millions d’abonnées.

Il lui arrive cependant d’aller voir sa mère, vite fait, elle qui pourtant a tout donné pour ce fils qu’elle aime tant.

Ce soir-là, en allant voir sa mère justement, un banal évènement va provoquer une réaction en chaine, comme le battement d’ailes d’un papillon, faire vaciller le château de cartes que Benjamin s’est construit et le projeter dans l’arène de cette faune parisienne.

Ce roman se lit comme un triller social, se regarde comme une série digne des meilleures productions, se dévore, s’engloutit. Il est complètement addictif et mettra vos nuits en péril.

Les personnages sont pluriels, multiples, sans jamais nous perdre, la caméra suit l’un, puis l’autre, puis revient et on déambule dans ces trois arrondissements populaires de Paris, en l’espace de vingt-quatre heures, à un rythme haletant. Il y a du Despentes dans cette façon qu’a l’autrice de nous balancer dans la vie de chacun.

Le style de Négar Djavani est d’une impressionnante vivacité: on est au cinéma sans cinéma. Et pour cause, Négar Djavani est scénariste, sans aucun doute une TRÈS bonne scénariste.

Que demander de plus? Plume littéraire et ardente, excellente histoire… lectrice comblée!

4 comments On « Arène », Négar Djavani, 2020, Liana Levi

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