« Apocalypse bébé », Virginie Despentes, 2010, Grasset

Valentine, ado de 15 ans belle gosse futée, à côté de ses pompes et la tête sur les épaules, en guerre contre à peu près tout le monde, prend la tangente un beau jour, sous le nez de la privée qui la suit.

Être suivie par une détective privée à 15 ans, à la demande du père et de la grand-mère, parce qu’on fait connerie sur connerie? C’est pas un peu gros? N’y a-t-il vraiment que ça?

Il faudra une enquêtrice un peu plus costaud qu’une débutante qui file les ados pour retrouver la trace de Valentine et comprendre ce qui se trame, tant dans cette famille que dans la tête de cette gamine. La Hyène entre en scène (on la retrouvera dans Vernon Subutex). Elle est tendre, cruelle, violente, perspicace… mais évitera-t-elle le drame?

C’est haletant, parfois cru, certes, mais le niveau littéraire est de haute volée. Les portraits des personnages s’alternent sans jamais lasser et je suis toujours autant admirative de la manière dont Virginie Despentes fouille la psychologie des gens, sans manichéisme, avec une multitude de facettes.

Un roman qui reflète le début d’une époque et qui se lit comme on avale un petit pain chaud et croquant.

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