« Agathe », Anne Catherine Bomann, RL2019, La Peuplade

Ils sont trois:

– le narrateur, psychanalyste désabusé, qui fait un triste décompte des consultations qui lui restent avant de prendre la retraite.

– Mme Surrugue, secrétaire du psychanalyste un peu têtue et désobéissante.

– Agathe, ultime patiente du psychanalyste, qu’il accepte de recevoir à contrecœur, sous pression de Mme Surrugue.

Trois âmes seules, trois corps perdus, trois êtres prisonniers de leurs peurs, à une époque où l’on parle peu, où les angoisses sont tues.

Agathe ne sait pas vivre, perd son temps, s’en veut, se déteste et se fait mal; Mme Surrugue regarde mourir l’amour de sa vie; le psychanalyste a passé un demi-siècle à écouter les cerveaux torturés, les caprices futiles, les malheurs des autres, n’aspirant qu’à une retraite tranquille, trop tranquille.

À leur manière, sans vraiment le vouloir, ces trois êtres vont s’aider, rendre leur solitude moins lourde et atténuer leurs peurs en redonnant un peu de sens à leur vie.

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C’est un roman de la lenteur, du savoir écouter, qui demande de peser chaque phrase et d’être un brin perspicace pour comprendre la psychologie des personnages, esquissée par la plume subtile et humaine d’Anne Catherine Bomann.

J’ai aimé ces trois personnages et l’intelligence de ce premier roman.

Encore une découverte agréable grâce au challenge « Varions les éditions ».

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Traduit du danois pas Inès Jorgensen.

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